mercredi 10 février 2010

Hépatite B


QU’EST-CE QUE L’HÉPATITE B?
L’hépatite B est une maladie causée par un virus qui attaque le foie.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES DE L’HÉPATITE B?
Bien des personnes qui contractent l’hépatite B n’ont pas de symptômes. Chez les autres, les symptômes peuvent être les suivants : fatigue, fièvre, perte d’appétit, nausées, urine de couleur foncée, selles de couleur claire et jaunissement de la peau et des yeux (jaunisse). Une fois que le virus pénètre dans le corps, il peut s’écouler de six semaines à six mois avant que les symptômes apparaissent.

COMMENT SE TRANSMET L’HÉPATITE B?

L’hépatite B se transmet d’une personne infectée à l’autre par le contact du sang (p. ex. : par une piqûre accidentelle avec une aiguille ou une seringue usagée ou par le partage d’aiguilles ou d’« attirails »), des rapports sexuels ou le partage d’une brosse à dents ou d’un rasoir; elle peut aussi être transmise par une mère infectée à son enfant au moment de l’accouchement.
Certaines personnes ayant contracté l’hépatite B deviennent des « porteurs chroniques ». Les porteurs chroniques peuvent transmettre la maladie tout au long de leur vie. D’autres analyses sanguines sont nécessaires pour déterminer jusqu’à quel point un porteur chronique est contagieux.

QUI PEUT CONTRACTER L’HÉPATITE B?

Toute personne qui n’est pas immunisée ou qui a été exposée au virus peut contracter l’hépatite B.

L’HÉPATITE B PEUT-ELLE ÊTRE TRAITÉE?
Certaines personnes atteintes d’hépatite chronique peuvent être traitées.

COMMENT PEUT-ON PRÉVENIR L’HÉPATITE B?

Le vaccin contre l’hépatite B financé par les deniers publics est disponible pour certains groupes de personnes. Les personnes qui n’ont pas accès au vaccin contre l’hépatite B financé par les deniers publics devraient consulter leur médecin de famille.

mardi 9 février 2010

Cancer du poumon

Cancer du poumon




Qu’est-ce qu’un poumon ?
Les poumons jouent un rôle central dans la respiration. Ils permettent l’échange de gaz carbonique et d’oxygène entre l’air respiré et le corps. Les poumons sont divisés en plusieurs parties ou lobes. Le poumon gauche a deux lobes et le poumon droit, trois lobes. Chaque lobe est constitué de millions de petites poches (les alvéoles) reliées par des petits tuyaux dans lesquels circule l’air : les bronchioles. Ces bronchioles grossissent pour former les bronches. Les bronches aboutissent à la trachée qui mène l’air jusqu’à la bouche. Lors de l’inspiration, l’air arrive par la trachée et se répartit dans les bronches, puis les bronchioles et les alvéoles. L’oxygène contenu dans l’air inspiré circule dans les alvéoles. Il traverse leur paroi pour aller dans le sang. Le sang distribue ensuite l’oxygène à toutes les cellules de l’organisme. Dans le même temps, en sens inverse, le gaz carbonique rejeté par les cellules du corps passe dans le sang. Le gaz carbonique traverse les alvéoles, puis passe par les bronches. Il s’échappe par la trachée, puis par le nez et la bouche. C’est l’expiration. Une enveloppe double (la plèvre) maintient le poumon contre la paroi thoracique. Entre ses deux feuillets la plèvre contient du liquide qui facilite les mouvements de la respiration. Les bronches sont tapissées d’une couche protectrice de mucus. Les cellules des bronches possèdent à leur surface des cils très fins qui, comme un balai, poussent continuellement le mucus vers la trachée en éliminant les particules inspirées qui s’y sont déposées. Lorsque la quantité de mucus est importante, cela produit les crachats. C’est ce qu’on appelle le nettoyage bronchique. Entre les deux poumons, au-dessus du coeur, se situe la région du médiastin qui s’étend du sternum à la colonne vertébrale. Le médiastin contient des gros vaisseaux, comme la trachée et l’oesophage. Il contient également des ganglions, les ganglions médiastinaux, situés derrière le sternum. Ces ganglions transportent la lymphe, liquide qui évacue les déchets et notamment, ceux qui proviennent des poumons. Les ganglions médiastinaux peuvent être atteints par les cellules cancéreuses.
http://www.biologieenflash.net/animation.php?ref=bio-0003-2

Qu’est-ce qu’un cancer ? Un cancer est une maladie de la cellule. La cellule est l’unité de base de la vie. Il existe dans le corps plus de deux cents types de cellules différentes (cellules musculaires, cellules nerveuses, cellules osseuses, etc.) qui ont chacune un rôle précis. Une cellule cancéreuse est une cellule qui s’est modifiée. Habituellement, les modifications subies par les cellules sont réparées par l’organisme. Mais une cellule devenue cancéreuse (on dit aussi maligne) a perdu ses capacités de réparation. Cette cellule anormale se met alors à se multiplier dans un organe ou un tissu du corps humain. En se multipliant de manière incontrôlée, les cellules cancéreuses finissent par former une masse que l’on appelle tumeur maligne. Les cellules des tumeurs malignes ont tendance à migrer dans d’autres parties du corps et à y développer de nouvelles tumeurs qu’on appelle métastases. Dans ce cas, on dit que le cancer est métastatique. Tous les cancers ne se comportent pas de la même façon. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire d’envisager un traitement adapté à chaque personne malade. Tous les traitements ont pour but de supprimer les cellules cancéreuses. En l’absence de traitement adapté, le cancer risque d’évoluer.
Qu’est-ce qu’un cancer du poumon ? Un cancer du poumon est la transformation de cellules normales en cellules anormales dans les bronches ou dans les poumons. Ces cellules anormales forment alors une tumeur cancéreuse.
■ Est-ce un cancer fréquent ?
Le cancer du poumon est une maladie fréquente, très souvent liée au tabac. Actuellement, le nombre de nouveaux cas annuels de cancer du poumon est estimé à environ 23 000 chez l’homme et 4 500 chez la femme. Ce nombre est plutôt en diminution chez l’homme, mais en très nette augmentation chez la femme. Ces chiffres peuvent inquiéter, mais il s’agit d’une indication générale. Ce sont des estimations calculées sur de grands échantillons de patients. Chacun vit une situation qui lui est personnelle. Le cancer du poumon est une maladie grave, mais il est possible d’en guérir. La guérison dépend de l’endroit où la tumeur est localisée, de son stade au moment du diagnostic, du type de cellules cancéreuses, de la capacité de l’organisme à réagir contre le cancer et du traitement qui peut être proposé. Dans certains cas, le cancer ne peut pas être guéri. Cependant, les traitements permettent de diminuer le volume de la tumeur et de stabiliser son évolution.
■ Existe-t-il différents types de cancer du poumon ?
On distingue deux grands types de cancers du poumon :

- le cancer à petites cellules (15 à 20 % des cancers broncho-pulmonaires) ;
- le cancer non à petites cellules (75 à 80 % des cancers bronchopulmonaires).

La distinction entre les deux types de cancer se fait à partir de l’analyse
des cellules au microscope. Ils bénéficient chacun de traitements spécifiques. Le cancer non à petites cellules est le cancer du poumon le plus fréquent.
■ Existe-t-il différents stades d’évolution d’un cancer
du poumon ?

La tumeur évolue dans le temps. Des classifications permettent de déterminer son stade d’évolution. Ces classifications prennent en compte le type de cellules observées au microscope, l’endroit où se trouve la tumeur dans le poumon et la façon dont elle a évolué.
Connaît-on les causes du cancer du poumon ? Certaines personnes malades cherchent à un moment donné à savoir pourquoi elles ont développé un cancer du poumon. Grâce aux études scientifiques, on connaît mieux aujourd’hui certains mécanismes de développement des cancers. Cependant, il reste difficile de déterminer avec précision toutes les causes du cancer. Des études scientifiques ont cherché à savoir si certaines caractéristiques propres à l’individu ou certains comportements et habitudes de vie peuvent favoriser le développement d’un cancer du poumon. Ces facteurs sont appelés facteurs de risque. Une personne qui possède un ou plusieurs facteurs de risque peut ne jamais développer un cancer du poumon. Inversement, il est possible qu’une personne n'ayant aucun facteur de risque soit atteinte d’un cancer du poumon. Les facteurs de risque ne permettent donc pas toujours de déterminer l’origine du cancer du poumon. Actuellement, la principale cause de cancer du poumon identifiée est la consommation de tabac et surtout de cigarettes (85 % des cas). Le cancer du poumon survient plus de neuf fois sur dix chez des personnes qui ont fumé pendant au moins dix ans. Le risque de cancer augmente en fonction de la quantité de tabac fumé et de sa durée de consommation. Le risque est légèrement supérieur chez la femme que chez l’homme. Les non-fumeurs exposés à la fumée de cigarette (tabagisme passif) ont un risque plus important de développer un cancer du poumon que les personnes non exposées.
Il existe d’autres facteurs de risque dans le développement d’un cancer du poumon :
- L’exposition à des produits toxiques
, comme l’amiante,
l’arsenic, la fabrication de résine, les vapeurs d’acide sulfurique, la production de dérivés du chrome, du nickel, du cobalt, les goudrons et dérivés du charbon, les oxydes de fer, la silice, les poussières ou gaz radioactifs. Toute exposition éventuelle à un de ces produits doit être signalée à un médecin. Lorsque l’exposition a eu lieu dans le cadre du travail, on parle d’un risque professionnel. Si une exposition professionnelle est associée au tabagisme, le risque est multiplié de 20 à 50 %.
- La pollution atmosphérique. Le nombre de cancers du poumon est plus élevé dans les villes qu’à la campagne. Des recherches sont en cours pour évaluer le rôle que joue la pollution, mais cela reste difficile à quantifier.
- L’âge.
Le vieillissement favorise l’apparition des cancers. Le corps,
au fil des années, répare moins bien les modifications subies par les cellules.

Cancer du sein



Le sein est une glande superficielle plaquée contre le thorax, entre la peau dessus et le muscle grand pectoral dessous. Il est plus développé chez la femme que chez l’homme. On le désigne également sous le nom de glande mammaire. Il joue un rôle important dans l'image que la femme a de son corps et de sa féminité.
Le sein se développe de la puberté à la ménopause sous l’influence directe ou indirecte de sécrétions d’hormones : les oestrogènes, la progestérone et les hormones hypophysaires. Il subit donc des modifications en fonctions des variations de secrétions.
A la puberté, les oestrogènes favorisent le développement des seins.A la ménopause, la diminution de la sécrétion des oestrogènes entraîne la diminution progressive du volume de la glande mammaire.
La glande mammaire est composée de 15 à 20 compartiments séparés par du tissu graisseux. Chaque compartiment comporte des lobules et des canaux.
Le rôle des lobules est de produire le lait en période d’allaitement puis les canaux galactophores le transportent vers le mamelon.
La fonction biologique du sein est donc la lactation, permettant d'alimenter le nourrisson.
Le cancer du sein est une tumeur maligne qui se développe au niveau des cellules de la glande. Une cellule normale devient cancéreuse à la suite d’importantes modifications, progressives et irréversibles.
Habituellement, ces modifications sont réparées par l’organisme. Cependant, lorsque la cellule devient cancéreuse, elle perd ses capacités de réparation. Elle se met alors à se multiplier et finit par former une masse qu’on appelle tumeur maligne. L'évolution d’une tumeur n'est pas contrôlée par l'organisme, elle se développe dans la glande de façon anarchique.
Selon le type de cellules touchées, les tumeurs porteront des noms différents.
Le cancer du sein se développe à partir des canaux ou des lobules du sein. Parfois, certaines cellules cancéreuses se propagent aux ganglions de l’aisselle puis aux autres parties du corps.
Chaque cancer du sein est différent. Il en existe plusieurs types, à des stades d’évolution variés.
Une tumeur cancéreuse a une croissance lente dans un premier temps et son développement est localisé, on parle de cancer in situ (« resté en place »). Il n'y a pas d'envahissement des tissus voisins. Si la tumeur n'est pas découverte à ce stade, elle continuera à grossir, et elle envahira les tissus alentours. On parle alors de cancer infiltrant. Des cellules cancéreuses peuvent se détacher de la tumeur mère, aller dans le sang et se greffer sur des organes à distance et se multiplier pour leur propre compte, ce sont les métastases.

PRINCIPAUX FACTEURS DE RISQUES
Malgré les progrès qui ont permis de mieux connaître les mécanismes de développement des cancers, les causes du cancer du sein ne sont actuellement pas connues. Néanmoins, les études ont mis en évidence certains facteurs de risque qui favorisent le cancer du
sein.
Il existe différents types de facteurs de risque de survenue d'un cancer du sein :
- Le sexe : le cancer du sein survient surtout chez la femme.
- L'âge : l'incidence augmente régulièrement à partir de 30 ans et ce cancer apparaît surtout après 50 ans.
Des facteurs génétiques peuvent augmenter le risque : on parle de gènes de prédisposition ou
de risques de développer un cancer du sein. Plusieurs femmes dans une même famille (mère, grand-mère, tante, soeurs, filles) peuvent présenter un cancer du sein. On soupçonne alors une origine génétique à cette maladie. Grâce à la recherche génétique, on sait aujourd'hui détecter certaines anomalies chromosomiques qui pourraient être responsables de la survenue d'un cancer du sein en rapport avec les gènes BRCA 1 ou 2 (5 à 10 % des cancers). Si une telle anomalie est retrouvée chez une femme, il est possible de faire une recherche chez les autres femmes de la même famille mais il faut savoir que les résultats ne sont jamais affirmatifs : non seulement, on ne connaît pas toutes les anomalies chromosomiques responsables d'une augmentation du risque de survenue d'un cancer du sein mais en plus, la découverte d'un gène pathologique ne fait pas le diagnostic de la maladie, il indique seulement une élévation du risque de développer un cancer du sein.

- Des risques hormonaux : il semble que les femmes ayant une puberté précoce, une ménopause tardive, n'ayant pas d'enfants ou ayant des enfants tardivement, n'ayant pas allaité, auraient un risque plus important d'avoir un cancer du sein.

- L'alimentation pourrait aussi être en cause :
l'effet le plus net est celui de la quantité de calories absorbées. Plus elle est élevée, plus le risque
augmente ; il peut ainsi être multiplié par 1,5 ou 2 pour les consommations les plus élevées. L'obésité, pour les cancers survenant après la ménopause, une consommation relativement importante d'alcool (équivalent de 1/2 l à 1 l de vin par jour), la faible consommation de fruits et de légumes sont également suspectées d’augmenter le risque, alors que l’exercice physique régulier serait protecteur.
Mais toutes ces données ne sont valables que sur un plan statistique et non pas individuel(1).
- La pilule : Pour les contraceptifs oraux (CO), la somme des études faites aux États-Unis, avec des produits différents de ceux utilisés en France, conclut à une augmentation minime du risque (+ 14 %).
Le risque serait un peu plus élevé (+ 20 %) pour les femmes ayant pris des CO pendant plus de 5 ans avant une première grossesse - Le Traitement Hormonal de la Ménopause (THM)
Il existe un sur-risque de cancer du sein chez les femmes utilisant un THM estroprogestatif. Ce surrisque de cancer augmente avec la durée du traitement. Aucune différence n’est démontrée en fonction de la voie d’administration (orale, extradigestive), ou du schéma d’administration
(séquentiel ou continu).
Selon les données d’une étude observationnelle, le sur-risque de cancer du sein lié au traitement
estroprogestatif pourrait varier en fonction du type de progestatif mais ces données nécessitent d’être confirmées par d’autres études.
- Les femmes qui ont déjà présenté un cancer du sein ont plus de risques que les autres de présenter un autre cancer du sein dans leur vie (risque de deuxième cancer de 10 %)(2). Elles seront en général suivies attentivement après.
Même si la présence d’un ou de plusieurs de ces facteurs favorise le développement d’un cancer du sein, il faut savoir que, mis à part les facteurs familiaux ou génétiques, ces facteurs augmentent généralement assez peu le risque : une femme qui possède une ou plusieurs de ces caractéristiques peut ne jamais développer un cancer du sein. En revanche, il est possible
qu’une femme n’ayant aucune de ces caractéristiques soit atteinte d’un cancer du sein. Les facteurs de risque ne permettent donc pas de déterminer les causes exactes à l’origine d’un cancer du sein chez une femme

EPIDEMIOLOGIE
Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers chez la femme. Dans le monde, plus de 1 050 000 nouveaux cas de cancer du sein surviennent chaque année, dont plus de 580 000 dans les pays développés (Europe de l'ouest, Amérique du nord) où il est plus fréquent qu'en Afrique ou en Asie. Il est responsable chaque année de plus de 400 000 décès de femmes.
En France, il représente plus d’1 nouveau cas de cancer sur 3 sur l’ensemble des nouveaux cancers chez la femme. On estime qu'en 2005, près de 50 000 nouveaux cas y ont été diagnostiqués et 11 637 décès ont été liés à ce cancer. Entre 1980 et 2000, le nombre de nouveaux cas a presque doublé et dans le même temps la mortalité n'a que très peu augmenté grâce à l'amélioration des thérapeutiques.
Il faut noter que le cancer du sein peut survenir aussi chez l'homme, mais il est rare et environ 200 fois moins fréquent que chez la femme.
L'âge moyen d'apparition du cancer est environ de 60 ans. Plus de 50 % des cancers sont observés après 65 ans, près de 10 % avant 35 ans. L'incidence croît régulièrement de 30 à 70 ans. Il existe cependant des cancers survenant plus jeune et environ 15 à 20 % des cancers sont diagnostiqués avant 50 ans. Dans cette tranche d'âge, on retrouve plus fréquemment les cancers
familiaux avec mutation chromosomique BRCA1 et BRCA2. C'est une maladie grave si elle n'est pas traitée à temps. Le dépistage systématique du cancer du sein, mis en place il y a quelques années en France à partir de l'âge de 50 ans permet de déceler de toutes petites
tumeurs qui seront traitées et guéries dans la plupart des cas. Ce dépistage est gratuit.

SYMPTÔMES ET DIAGNOSTIC
Détecter tôt certains cancers permet une prise en charge précoce réduisant ainsi la gravité de la maladie. Mais le cancer du sein ne donne pas de signes au débutde la maladie.
Quand la tumeur est suffisamment grosse, elle devient palpable. Parfois, en regard de la tumeur, la peau change d'aspect : peau d'orange, peau rétractée, ridée ou d'allure inflammatoire ; le mamelon peut aussi être déformé, être le siège d'un eczéma ou d'un écoulement de sang, avoir un aspect croûteux,...
Il est aussi possible de découvrir des ganglions, le plus souvent dans l'aisselle.

• Dépistage et diagnostic
Le dépistage systématique du cancer du sein :
L' examen de mammographie permet de déceler des tumeurs minuscules au tout début de leur
développement, tumeurs qui ne sont pas encore palpables. La mise en place de ce dépistage
systématique permet donc de faire des diagnostics précoces et de proposer un traitement moins lourd qui donnera toutes les chances de guérison à ce stade.
Un dépistage consiste à détecter un cancer avant qu’il ne soit palpable ou qu’il ne se traduise par un signe anormal comme une modification de la peau ou du mamelon.
Le but du dépistage est de détecter parmi des personnes a priori non malades celles qui présentent des anomalies susceptibles d’être cancéreuses ou d’évoluer en cancer afin de les traiter rapidement.
L’examen utilisé pour dépister un cancer du sein est une mammographie (radiographie des seins).
La mammographie :
Elle peut être demandée, devant la présence d'une tuméfaction mammaire retrouvée à la palpation. Plus généralement, à partir de 50 ans, il est conseillé de faire une mammographie tous les deux ans : cet examen radiologique permet de confirmer ou non la présence de la tumeur
palpée, elle peut aussi orienter le diagnostic vers la nature bénigne ou cancéreuse de la tumeur. Une mammographie détecte des anomalies de petite taille, dont certaines seulement se révéleront être un cancer. Ces anomalies sont parfois détectées même si l’examen clinique est normal. Si une anomalie est découverte, le médecin prescrit des examens complémentaires (mammographie complémentaire, échographie, ponction et éventuellement biopsie)
afin de confirmer ou d’éliminer le diagnostic de cancer.

Examen anatomopathologique :
Il est possible de prélever un petit morceau de la tumeur par une biopsie et de l'examiner au microscope. L'examen de cette biopsie permettra en général de faire un diagnostic précis de la nature bénigne ou maligne de la tumeur et de savoir à partir de quelles cellules la tumeur s'est développée. Le plus souvent, l'examen anatomopathologique est effectué sur l'ensemble de
la tumeur qui aura été enlevée. Ces résultats orienteront le traitement ultérieur.
Des analyses complémentaires comportant un bilan biologique complet, une radiographie thoracique, une échographie abdominale, une scintigraphie osseuse, un scanner ou IRM permet de vérifier l'absence des métastases les plus fréquentes. Ce bilan n'est pas systématique et dépend de la nature et de la taille de la tumeur.

Le conseil génétique :
Quand plusieurs femmes de la même famille présentent ou ont déjà présenté un cancer du sein, il est possible de faire une recherche d'anomalies chromosomiques mais les résultats permettront seulement de dire si le risque de développer un cancer du sein est augmenté ou non.

Les traitements
Chaque cancer du sein est différent et nécessite donc un traitement approprié. Les traitements seront différents selon le stade de la maladie : la grosseur de la tumeur, sa situation dans le sein, sa nature histologique, son développement par rapport aux tissus voisins, la présence de ganglions, la présence de métastases à distance ou encore l'état de santé de la patiente.
La chirurgie :
La chirurgie reste l’acte principal, elle permet de retirer la tumeur. Quand la tumeur est de petite taille, c'est souvent le seul traitement effectué : il s’agit d’une tumorectomie. Quelquefois il est nécessaire d'enlever une partie du sein autour de la tumeur (marge de sécurité) afin de s’assurer que tout le tissu malade est retiré.Parfois l'ablation du sein dans sa totalité est nécessaire :
c’est la mastectomie. Le curage ganglionnaire (ablation des ganglions) n'est pas toujours indispensable.
Quand une partie du sein ou tout le sein doit être enlevé, il est possible, dans le même temps opératoire ou de façon retardée (cas le plus fréquent) de le reconstruire par un geste de chirurgie esthétique.

La chimiothérapie :
Son objectif est de détruire des cellules cancéreuses restantes et donc de diminuer le risque de
développement de métastases. Elle peut être administrée selon les cas avant ou après un traitement loco-régional par chirurgie ou radiothérapie. La chimiothérapie s'est développée dans les années 1960 et surtout depuis les années 1980. Mais c'est depuis 1990 que de nouveaux
agents ont pu être évalués et validés. Ce traitement lourd a pour objectif d'éviter les récidives. Elle peut aussi être effectuée avant la chirurgie pour diminuer la taille de la tumeur et la rendre opérable. Elle consiste à utiliser des médicaments (par injection dans une veine le plus souvent) qui agissent sur toutes les cellules cancéreuses, même sur celles qui n’ont pas été détectées
par les examens d’imagerie.


La radiothérapie :
La radiothérapie est un traitement locorégional qui doit détruire d’éventuelles cellules restées en place. Elle utilise des rayons X pour détruire les cellules cancéreuses situées au niveau du sein ou dans certains ganglions. Elle peut aussi compléter le ou les traitements précédents. Elle permet de diminuer les risques de récidives locales de la tumeur.

L'hormonothérapie :
L'hormonothérapie peut être proposée en association avec la chimiothérapie à des femmes atteintes d'un cancer du sein dont les cellules présentent des récepteurs aux oestrogènes à leur surface.
Ce traitement consiste à administrer des molécules ayant une action anti-oestrogénique. Elles bloquent ces récepteurs oestrogéniques et empêchent alors la tumeur de se développer.

Les thérapies ciblées :
Il s’agit de médicaments dont le mode d’action dépend d’un contexte bien particulier. Ils s’adressent ainsi aux femmes dont les cellules cancéreuses surexpriment une protéine spécifique: HER2.
L’évolution des connaissances sur les récepteurs HER (protéine surexprimée dans certains types de cancers) et leurs voies de signalisation a permis le développement de nouvelles thérapies ciblées visant à bloquer les effets de leur surexpression ou sur-activation.
- Les anticorps monoclonaux dirigés contre la partie extracellulaire des récepteurs inhibant la liaison au ligand et/ou accélérant l’internalisation et la
dégradation des récepteurs.
- Les inhibiteurs des tyrosines kinase dirigés contre le domaine intracellulaire des récepteurs inhibant l’activité kinase et l’autophosphorylation de ces récepteurs et par conséquent la transmission du signal de prolifération.
Les traitements sont adaptés en fonction de chaque situation : chaque cancer est particulier et nécessite donc un traitement approprié. Une équipe pluridisciplinaire choisit les traitements qui vont être proposés à la patiente. Composée des professionnels de santé, cette équipe se concerte lors d’une réunion pluridisciplinaire. Le plus souvent, il s’agit d’un chirurgien, d’un oncologue médical et d’un oncologue radiothérapeute mais aussi de l'ensemble de l'équipe soignante que la patiente rencontrera dans son parcour . Le choix et l’ordre des traitements du cancer du sein sont définis par l’équipe pluridisciplinaire en fonction du type de cancer et son stade d’évolution, de la localisation de la tumeur, de l’état de santé de la patiente et de ses antécédents médicaux et chirurgicaux, de son âge, des éventuels effets secondaires des traitements, de l’avis de la patiente et de ses préférences, de l’existence d’études cliniques dont elle pourrait bénéficier.
Dans ce domaine, les études se poursuivent avec la recherche de nouveaux médicaments ou de nouvelles formes permettant une amélioration de la prise en charge et de la qualité de vie. Les études cliniques développées dans le cadre d'une maladie plus précoce et selon la caractérisation de plus en plus précise des facteurs de risque ont permis d'améliorer le pronostic des tumeurs non métastatiques. En effet, chaque progrès est « un petit pas » et ces avancées thérapeutiques tendent vers une plus grande chance de guérison.

Cancer du sein





Le sein es
t une glande superficielle plaquée contre le thorax, entre la peau dessus et le muscle grand pectoral dessous. Il est plus développé chez la femme que chez l’homme. On le désigne également sous le nom de glande mammaire. Il joue un rôle important dans l'image que la femme a de son corps et de sa féminité.
Le sein se développe de la puberté à la ménopause sous l’influence directe ou indirecte de sécrétions d’hormones : les oestrogènes, la progestérone et les hormones hypophysaires. Il subit donc des modifications en fonctions des variations de secrétions.
A la puberté, les oestrogènes favorisent le développement des seins.A la ménopause, la diminution de la sécrétion des oestrogènes entraîne la diminution progressive du volume de la glande mammaire.
La glande mammaire est composée de 15 à 20 compartiments séparés par du tissu graisseux. Chaque compartiment comporte des lobules et des canaux.
Le rôle des lobules est de produire le lait en période d’allaitement puis les canaux galactophores le transportent vers le mamelon.
La fonction biologique du sein est donc la lactation, permettant d'alimenter le nourrisson.
Le cancer du sein est une tumeur maligne qui se développe au niveau des cellules de la glande. Une cellule normale devient cancéreuse à la suite d’importantes modifications, progressives et irréversibles.
Habituellement, ces modifications sont réparées par l’organisme. Cependant, lorsque la cellule devient cancéreuse, elle perd ses capacités de réparation. Elle se met alors à se multiplier et finit par former une masse qu’on appelle tumeur maligne. L'évolution d’une tumeur n'est pas contrôlée par l'organisme, elle se développe dans la glande de façon anarchique.
Selon le type de cellules touchées, les tumeurs porteront des noms différents.
Le cancer du sein se développe à partir des canaux ou des lobules du sein. Parfois, certaines cellules cancéreuses se propagent aux ganglions de l’aisselle puis aux autres parties du corps.
Chaque cancer du sein est différent. Il en existe plusieurs types, à des stades d’évolution variés.
Une tumeur cancéreuse a une croissance lente dans un premier temps et son développement est localisé, on parle de cancer in situ (« resté en place »). Il n'y a pas d'envahissement des tissus voisins. Si la tumeur n'est pas découverte à ce stade, elle continuera à grossir, et elle envahira les tissus alentours. On parle alors de cancer infiltrant. Des cellules cancéreuses peuvent se détacher de la tumeur mère, aller dans le sang et se greffer sur des organes à distance et se multiplier pour leur propre compte, ce sont les métastases.

PRINCIPAUX FACTEURS DE RISQUES

Malgré les progrès qui ont permis de mieux connaître les mécanismes de développement des cancers, les causes du cancer du sein ne sont actuellement pas connues. Néanmoins, les études ont mis en évidence certains facteurs de risque qui favorisent le cancer du
sein.
Il existe différents types de facteurs de risque de survenue d'un cancer du sein :
- Le sexe : le cancer du sein survient surtout chez la femme.
- L'âge : l'incidence augmente régulièrement à partir de 30 ans et ce cancer apparaît surtout après 50 ans.
Des facteurs génétiques peuvent augmenter le risque : on parle de gènes de prédisposition ou
de risques de développer un cancer du sein. Plusieurs femmes dans une même famille (mère, grand-mère, tante, soeurs, filles) peuvent présenter un cancer du sein. On soupçonne alors une origine génétique à cette maladie. Grâce à la recherche génétique, on sait aujourd'hui détecter certaines anomalies chromosomiques qui pourraient être responsables de la survenue d'un cancer du sein en rapport avec les gènes BRCA 1 ou 2 (5 à 10 % des cancers). Si une telle anomalie est retrouvée chez une femme, il est possible de faire une recherche chez les autres femmes de la même famille mais il faut savoir que les résultats ne sont jamais affirmatifs : non seulement, on ne connaît pas toutes les anomalies chromosomiques responsables d'une augmentation du risque de survenue d'un cancer du sein mais en plus, la découverte d'un gène pathologique ne fait pas le diagnostic de la maladie, il indique seulement une élévation du risque de développer un cancer du sein.

- Des risques hormonaux : il semble que les femmes ayant une puberté précoce, une ménopause tardive, n'ayant pas d'enfants ou ayant des enfants tardivement, n'ayant pas allaité, auraient un risque plus important d'avoir un cancer du sein.

- L'alimentation pourrait aussi être en cause :
l'effet le plus net est celui de la quantité de calories absorbées. Plus elle est élevée, plus le risque
augmente ; il peut ainsi être multiplié par 1,5 ou 2 pour les consommations les plus élevées. L'obésité, pour les cancers survenant après la ménopause, une consommation relativement importante d'alcool (équivalent de 1/2 l à 1 l de vin par jour), la faible consommation de fruits et de légumes sont également suspectées d’augmenter le risque, alors que l’exercice physique régulier serait protecteur.
Mais toutes ces données ne sont valables que sur un plan statistique et non pas individuel(1).
- La pilule : Pour les contraceptifs oraux (CO), la somme des études faites aux États-Unis, avec des produits différents de ceux utilisés en France, conclut à une augmentation minime du risque (+ 14 %).
Le risque serait un peu plus élevé (+ 20 %) pour les femmes ayant pris des CO pendant plus de 5 ans avant une première grossesse - Le Traitement Hormonal de la Ménopause (THM).
Il existe un sur-risque de cancer du sein chez les femmes utilisant un THM estroprogestatif. Ce surrisque de cancer augmente avec la durée du traitement. Aucune différence n’est démontrée en fonction de la voie d’administration (orale, extradigestive), ou du schéma d’administration (séquentiel ou continu).
Selon les données d’une étude observationnelle, le sur-risque de cancer du sein lié au traitement estroprogestatif pourrait varier en fonction du type de progestatif mais ces données nécessitent d’être confirmées par d’autres études.
- Les femmes qui ont déjà présenté un cancer du sein ont plus de risques que les autres de présenter un autre cancer du sein dans leur vie (risque de deuxième cancer de 10 %)(2). Elles seront en général suivies attentivement après.
Même si la présence d’un ou de plusieurs de ces facteurs favorise le développement d’un cancer du sein, il faut savoir que, mis à part les facteurs familiaux ou génétiques, ces facteurs augmentent généralement assez peu le risque : une femme qui possède une ou plusieurs de ces caractéristiques peut ne jamais développer un cancer du sein. En revanche, il est possible qu’une femme n’ayant aucune de ces caractéristiques soit atteinte d’un cancer du sein. Les facteurs de risque ne permettent donc pas de déterminer les causes exactes à l’origine d’un cancer du sein chez une femme

EPIDEMIOLOGIE
Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers chez la femme. Dans le monde, plus de 1 050 000 nouveaux cas de cancer du sein surviennent chaque année, dont plus de 580 000 dans les pays développés (Europe de l'ouest, Amérique du nord) où il est plus fréquent qu'en Afrique ou en Asie. Il est responsable chaque année de plus de 400 000 décès de femmes.
En France, il représente plus d’1 nouveau cas de cancer sur 3 sur l’ensemble des nouveaux cancers chez la femme. On estime qu'en 2005, près de 50 000 nouveaux cas y ont été diagnostiqués et 11 637 décès ont été liés à ce cancer. Entre 1980 et 2000, le nombre de nouveaux cas a presque doublé et dans le même temps la mortalité n'a que très peu augmenté grâce à l'amélioration des thérapeutiques.
Il faut noter que le cancer du sein peut survenir aussi chez l'homme, mais il est rare et environ 200 fois moins fréquent que chez la femme.
L'âge moyen d'apparition du cancer est environ de 60 ans. Plus de 50 % des cancers sont observés après 65 ans, près de 10 % avant 35 ans. L'incidence croît régulièrement de 30 à 70 ans. Il existe cependant des cancers survenant plus jeune et environ 15 à 20 % des cancers sont diagnostiqués avant 50 ans. Dans cette tranche d'âge, on retrouve plus fréquemment les cancers
familiaux avec mutation chromosomique BRCA1 et BRCA2. C'est une maladie grave si elle n'est pas traitée à temps. Le dépistage systématique du cancer du sein, mis en place il y a quelques années en France à partir de l'âge de 50 ans permet de déceler de toutes petites
tumeurs qui seront traitées et guéries dans la plupart des cas. Ce dépistage est gratuit.

SYMPTÔMES ET DIAGNOSTIC

Détecter tôt certains cancers permet une prise en charge précoce réduisant ainsi la gravité de la maladie. Mais le cancer du sein ne donne pas de signes au débutde la maladie.
Quand la tumeur est suffisamment grosse, elle devient palpable. Parfois, en regard de la tumeur, la peau change d'aspect : peau d'orange, peau rétractée, ridée ou d'allure inflammatoire ; le mamelon peut aussi être déformé, être le siège d'un eczéma ou d'un écoulement de sang, avoir un aspect croûteux,...
Il est aussi possible de découvrir des ganglions, le plus souvent dans l'aisselle.

• Dépistage et diagnostic
Le dépistage systématique du cancer du sein :
L' examen de mammographie permet de déceler des tumeurs minuscules au tout début de leur
développement, tumeurs qui ne sont pas encore palpables. La mise en place de ce dépistage
systématique permet donc de faire des diagnostics précoces et de proposer un traitement moins lourd qui donnera toutes les chances de guérison à ce stade.
Un dépistage consiste à détecter un cancer avant qu’il ne soit palpable ou qu’il ne se traduise par un signe anormal comme une modification de la peau ou du mamelon.
Le but du dépistage est de détecter parmi des personnes a priori non malades celles qui présentent des anomalies susceptibles d’être cancéreuses ou d’évoluer en cancer afin de les traiter rapidement.
L’examen utilisé pour dépister un cancer du sein est une mammographie (radiographie des seins).

La mammographie :

Elle peut être demandée, devant la présence d'une tuméfaction mammaire retrouvée à la palpation. Plus généralement, à partir de 50 ans, il est conseillé de faire une mammographie tous les deux ans : cet examen radiologique permet de confirmer ou non la présence de la tumeur
palpée, elle peut aussi orienter le diagnostic vers la nature bénigne ou cancéreuse de la tumeur. Une mammographie détecte des anomalies de petite taille, dont certaines seulement se révéleront être un cancer. Ces anomalies sont parfois détectées même si l’examen clinique est normal. Si une anomalie est découverte, le médecin prescrit des examens complémentaires (mammographie complémentaire, échographie, ponction et éventuellement biopsie)
afin de confirmer ou d’éliminer le diagnostic de cancer.

Examen anatomopathologique :
Il est possible de prélever un petit morceau de la tumeur par une biopsie et de l'examiner au microscope. L'examen de cette biopsie permettra en général de faire un diagnostic précis de la nature bénigne ou maligne de la tumeur et de savoir à partir de quelles cellules la tumeur s'est développée. Le plus souvent, l'examen anatomopathologique est effectué sur l'ensemble de
la tumeur qui aura été enlevée. Ces résultats orienteront le traitement ultérieur.
Des analyses complémentaires comportant un bilan biologique complet, une radiographie thoracique, une échographie abdominale, une scintigraphie osseuse, un scanner ou IRM permet de vérifier l'absence des métastases les plus fréquentes. Ce bilan n'est pas systématique et dépend de la nature et de la taille de la tumeur.

Le conseil génétique :
Quand plusieurs femmes de la même famille présentent ou ont déjà présenté un cancer du sein, il est possible de faire une recherche d'anomalies chromosomiques mais les résultats permettront seulement de dire si le risque de développer un cancer du sein est augmenté ou non.

Les traitements
Chaque cancer du sein est différent et nécessite donc un traitement approprié. Les traitements seront différents selon le stade de la maladie : la grosseur de la tumeur, sa situation dans le sein, sa nature histologique, son développement par rapport aux tissus voisins, la présence de ganglions, la présence de métastases à distance ou encore l'état de santé de la patiente.
La chirurgie :
La chirurgie reste l’acte principal, elle permet de retirer la tumeur. Quand la tumeur est de petite taille, c'est souvent le seul traitement effectué : il s’agit d’une tumorectomie. Quelquefois il est nécessaire d'enlever une partie du sein autour de la tumeur (marge de sécurité) afin de s’assurer que tout le tissu malade est retiré.Parfois l'ablation du sein dans sa totalité est nécessaire :
c’est la mastectomie. Le curage ganglionnaire (ablation des ganglions) n'est pas toujours indispensable.
Quand une partie du sein ou tout le sein doit être enlevé, il est possible, dans le même temps opératoire ou de façon retardée (cas le plus fréquent) de le reconstruire par un geste de chirurgie esthétique.

La chimiothérapie :
Son objectif est de détruire des cellules cancéreuses restantes et donc de diminuer le risque de
développement de métastases. Elle peut être administrée selon les cas avant ou après un traitement loco-régional par chirurgie ou radiothérapie. La chimiothérapie s'est développée dans les années 1960 et surtout depuis les années 1980. Mais c'est depuis 1990 que de nouveaux
agents ont pu être évalués et validés. Ce traitement lourd a pour objectif d'éviter les récidives. Elle peut aussi être effectuée avant la chirurgie pour diminuer la taille de la tumeur et la rendre opérable. Elle consiste à utiliser des médicaments (par injection dans une veine le plus souvent) qui agissent sur toutes les cellules cancéreuses, même sur celles qui n’ont pas été détectées
par les examens d’imagerie.


La radiothérapie :
La radiothérapie est un traitement locorégional qui doit détruire d’éventuelles cellules restées en place. Elle utilise des rayons X pour détruire les cellules cancéreuses situées au niveau du sein ou dans certains ganglions. Elle peut aussi compléter le ou les traitements précédents. Elle permet de diminuer les risques de récidives locales de la tumeur.

L'hormonothérapie :
L'hormonothérapie peut être proposée en association avec la chimiothérapie à des femmes atteintes d'un cancer du sein dont les cellules présentent des récepteurs aux oestrogènes à leur surface.
Ce traitement consiste à administrer des molécules ayant une action anti-oestrogénique. Elles bloquent ces récepteurs oestrogéniques et empêchent alors la tumeur de se développer.

Les thérapies ciblées :
Il s’agit de médicaments dont le mode d’action dépend d’un contexte bien particulier. Ils s’adressent ainsi aux femmes dont les cellules cancéreuses surexpriment une protéine spécifique: HER2.
L’évolution des connaissances sur les récepteurs HER (protéine surexprimée dans certains types de cancers) et leurs voies de signalisation a permis le développement de nouvelles thérapies ciblées visant à bloquer les effets de leur surexpression ou sur-activation.
- Les anticorps monoclonaux dirigés contre la partie extracellulaire des récepteurs inhibant la liaison au ligand et/ou accélérant l’internalisation et la
dégradation des récepteurs.
- Les inhibiteurs des tyrosines kinase dirigés contre le domaine intracellulaire des récepteurs inhibant l’activité kinase et l’autophosphorylation de ces récepteurs et par conséquent la transmission du signal de prolifération.
Les traitements sont adaptés en fonction de chaque situation : chaque cancer est particulier et nécessite donc un traitement approprié. Une équipe pluridisciplinaire choisit les traitements qui vont être proposés à la patiente. Composée des professionnels de santé, cette équipe se concerte lors d’une réunion pluridisciplinaire. Le plus souvent, il s’agit d’un chirurgien, d’un oncologue médical et d’un oncologue radiothérapeute mais aussi de l'ensemble de l'équipe soignante que la patiente rencontrera dans son parcour . Le choix et l’ordre des traitements du cancer du sein sont définis par l’équipe pluridisciplinaire en fonction du type de cancer et son stade d’évolution, de la localisation de la tumeur, de l’état de santé de la patiente et de ses antécédents médicaux et chirurgicaux, de son âge, des éventuels effets secondaires des traitements, de l’avis de la patiente et de ses préférences, de l’existence d’études cliniques dont elle pourrait bénéficier.
Dans ce domaine, les études se poursuivent avec la recherche de nouveaux médicaments ou de nouvelles formes permettant une amélioration de la prise en charge et de la qualité de vie. Les études cliniques développées dans le cadre d'une maladie plus précoce et selon la caractérisation de plus en plus précise des facteurs de risque ont permis d'améliorer le pronostic des tumeurs non métastatiques. En effet, chaque progrès est « un petit pas » et ces avancées thérapeutiques tendent vers une plus grande chance de guérison.

lundi 8 février 2010

Le diabète


Introduction

Le diabète est une affection chronique causée par l’incapacité du corps de produire suffisamment d’insuline ou de l’utiliser comme il se doit. Hormone sécrétée par les cellules bêta du pancréas, l’insuline aide à convertir le glucose en énergie. Sans insuline,les cellules du corps, et principalement celles des muscles, des graisses et du foie, ne peuvent absorber suffisamment de glucoseen circulation dans le sang. Une glycémie toujours élevée peut causer des dommages à long terme et provoquer la dysfonction et la défaillance de divers organes comme les reins, les yeux, les nerfs, le coeur et les vaisseaux sanguins. Les complications qui touchent ces organes peuvent entraîner la mort.
Il y a plusieurs formes de diabète : le type 1,le type 2 et le diabète gestationnel.
Les types 1 et 2 sont les deux formes les plus répandues de cette affection chronique et touchent respectivement environ 10 % et 90 % de la population totale des personnes diabétiques.

Diabète de type 1
Auparavant appelé diabète sucré insulinodépendant (DSID), le diabète de type 1 fait habituellement son apparition pendant l’enfance ou au début de l’adolescence. Le traitement repose habituellement sur de multiples injections quotidiennes d’insuline pour survivre.
Dans les cas de diabète de type 1, le système immunitaire s’attaque aux cellules bêta insulinogènes du pancréas et les détruit. Le pancréas produit alors peu ou pas du tout d’insuline. Le diabète de type 1 n’est pas causé par l’obésité ni par une consommation excessive de sucre : on croit plutôt qu’il est causé par une combinaison de facteurs génétiques et de facteurs agressifs du milieu.
Les scientifiques ne savent pas exactement ce qui pousse le système immunitaire du corps à s’attaquer aux cellules bêta, mais ils croient que des facteurs génétiques et des virus ont un rôle à jouer à cet égard. En dépit d’injections régulières d’insuline, le diabète de type 1 entraîne habituellement une diminution radicale de la qualité de vie et réduit l’espérance de vie.
Les symptômes du diabète de type 1 comprennent une soif accrue, des mictions fréquentes, la faim constante, la perte de poids, la vision floue et une lassitude extrême. Si le problème n’est pas diagnostiqué et traité à temps avec de l’insuline, les patients peuvent sombrer dans un coma qui peut être mortel. Les caractéristiques du diabète de type 1 sont les suivantes :
• Il s’agit d’une des maladies chroniques les plus graves qui atteint les jeunes enfants et les adolescents.
• L’insuline peut aider les personnes qui ont le diabète de type 1 à maintenir et à équilibrer leur glycémie, mais elle ne guérit pas le diabète et ne peut en éviter non plus les comorbidités dévastatrices comme l’insuffisance rénale, la cécité, les dommages nerveux, les amputations, les crises cardiaques et les accidents cérébrovasculaires.
• Les personnes qui ont le diabète de type 1 doivent s’injecter de l’insuline et vérifier leur glycémie plusieurs fois par jour. Tout en essayant d’établir un équilibre entre les injections d’insuline et la quantité d’aliments qu’elles ingèrent, elles doivent demeurer constamment sur le qui-vive, à l’affût de réactions hypoglycémiques et hyperglycémiques possibles qui peuvent menacer leur vie.
• La glycémie d’une personne peut fluctuer en fonction de ses changements hormonaux, des périodes de la croissance, de l’activité physique, des médicaments pris, de la maladie, de l’infection et des émotions. C’est pourquoi le diabète de type 1 est extrêmement difficile à gérer, particulièrement chez les enfants.

Diabète de type 2
Auparavant appelé diabète sucré non insulinodépendant (DSNID), le diabète de type 2 est le plus répandu. Il représente plus de 90 % des cas de diabète diagnostiqués. Le diabète de type 2 fait habituellement son apparition après l’âge de 40 ans et atteint un pourcentage plus élevé de personnes jugées faire de l’embonpoint. Les personnes qui ont le diabète de type 2 sont habituellement insulinorésistantes. En perdant du poids, en faisant de l’exercice ou en prenant des médicaments par voie orale, la plupart des personnes qui ont le diabète de type 2 peuvent surmonter cette résistance à l’insuline. Certaines doivent toutefois s’injecter de l’insuline tous les jours.
Généralement, le diabète de type 2 est maintenant considéré comme un élément constituant d’un groupe de troubles appelé syndrome métabolique, qui inclut l’insulinorésistance, les troubles de la cholestérolémie et de la lipidémie, l’obésité, l’hypertension, un risque élevé de caillots sanguins et une perturbation de la circulation sanguine vers de nombreux organes. Le diabète de type 2 réduit de cinq à 10 ans l’espérance de vie des adultes d’âge mûr qui en sont atteints.
On ne comprend pas entièrement les mécanismes du diabète de type 2, mais des experts sont d’avis que la maladie peut comporter les trois stades suivants:
1) Le premier stade est celui de l’insulinorésistance. Même si l’insuline peut se fixer normalement aux récepteurs des cellules hépatiques et musculaires, certains mécanismes empêchent l’insuline de transporter du glucose (sucre contenu dans le sang) dans ces cellules, où il peut servir. La plupart des personnes qui ont le diabète de type 2 produisent des quantités variables, voire normales ou élevées, d’insuline. Au début, ces quantités suffisent habituellement pour surmonter cette résistance.
2) Au fil du temps, le pancréas devient incapable de produire suffisamment d’insuline pour surmonter la résistance.
Dans les cas de diabète de type 2, ce deuxième stade entraîne habituellement d’abord une élévation anormale de la glycémie après un repas : c’est ce qu’on appelle l’hyperglycémie postprandiale, effet qui est particulièrement dommageable.
3) Le cycle de l’hyperglycémie finit par entraver encore davantage le fonctionnement des cellules bêta et peut être même les détruire, ce qui interrompt complètement la production d’insuline et provoque l’apparition du diabète, comme en témoigne l’hyperglycémie à jeun, glycémie élevée présente pendant la majeure partie de ce stade.

Diabète gestationnel
Le diabète sucré de la grossesse (DSG) fait son apparition chez certaines femmes pendant la grossesse. Dans la plupart des cas, il disparaît après la naissance. Le DSG représente un très important facteur de risque d’apparition du diabète de type 2 plus tard au cours de la vie :
jusqu’à 40 % des femmes qui ont le DSG peuvent être atteintes du diabète de type 2 en vieillissant. L’Enquête longitudinale nationale de 1997 sur les enfants et les jeunes (ELNEJ) indique qu’environ 6,5 % des femmes ont déclaré qu’on a diagnostiqué chez elles undiabète gestationnel.
Une intolérance au glucose, qu’il est possible de traiter par l’alimentation ou avec de l’insuline, fait son apparition chez ces femmes. Si l’intolérance au glucose n’est pas bien contrôlée, le DSG peut être associé à une incidence accrue de macrosomie foetale (« gros bébés »), de prééclampsie et de césarienne, ce qui a un effet à la fois sur l’état de santé du bébé et sur la naissance.
Des études montrent qu’un DSG non traité entraîne une augmentation de la mortalité périnatale. On ne peut traiter le DSG au moyen d’hypoglycémiants, car ces médicaments peuvent nuire au bébé.
Le diagnostic de DSG repose habituellement sur les critères établis par O’Sullivan et Mahan12 et par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La stratégie de prise en charge du DSG repose avant tout sur le dépistage, l’information des patientes, le contrôle de la glycémie et la surveillance périnatale.


Évolution de l’état de santé
Le diabète a un effet important sur la qualité de vie des personnes diabétiques.
L’obligation constante de surveiller les aliments ingérés (horaire des repas, type d’aliments et portions), de prendre des médicaments (pilules ou injections d’insuline), de surveiller leur glycémie et de prévoir et planifier des activités qui peuvent avoir un effet sur le contrôle du diabète peut exercer de lourdes pressions sur la vie quotidienne. C’est particulièrement difficile dans le cas des enfants et des jeunes qui ont le diabète, qui doivent s’intégrer à leur pairs tout en s’adaptant aux exigences du traitement. Les complications découlant du diabète peuvent en outre causer d’autres graves problèmes de santé qui peuvent entraîner une incapacité ou menacer la vie.
Les personnes diabétiques sont moins susceptibles que les autres de se déclarer en bonne santé. Elles signalent en outre plus souvent des restrictions de leurs activités. L’impact négatif du diabète peut être attribué à des complications reliées à la maladie ou aux défis posés par sa prise en charge.
Le taux de mortalité attribuable au diabète est plus élevé chez les hommes que chez les femmes, ce qui correspond à la prévalence un peu plus importante de la maladie chez les premiers. Les complications cardiovasculaires, qui entraînent un taux de mortalité élevé,ont en outre tendance à faire leur apparition plus souvent chez les hommes que chez les femmes.
La stabilisation des taux de mortalité peut inciter les planificateurs de la santé à croire à tort que le problème du diabète s’est stabilisé. On prévoit en fait que le nombre de décès augmentera, tant chez les hommes que chez les femmes, parce que la population vieillit. Ces personnes auront besoin, pendant des années avant de mourir, de tout un éventail de services de soins actifs, de soins chroniques et de soins à domicile. C’est pourquoi il faut se préparer sans tarder à faire face à ce besoin croissant de services, non seulement dans le contexte actuel, mais aussi si nous voulons être efficaces pendant les 20 prochaines années.

Le diabète


Le diabète est une affection chronique causée par l’incapacité du corps de produire suffisamment d’insuline ou de l’utiliser comme il se doit. Hormone sécrétée par les cellules bêta du pancréas, l’insuline aide à convertir le glucose en énergie. Sans insuline, les cellules du corps, et principalement celles des muscles, des graisses et du foie, ne peuvent absorber suffisamment de glucose en circulation dans le sang.
Une glycémie toujours élevée peut causer des dommages à long terme et provoquer la dysfonction et la défaillance de divers organes comme les reins, les yeux, les nerfs, le coeur et les vaisseaux sanguins. Les complications qui touchent ces organes peuvent entraîner la mort.
Il y a plusieurs formes de diabète : le type 1,le type 2 et le diabète gestationnel.
Les types 1 et 2 sont les deux formes les plus répandues de cette affection chronique et touchent respectivement environ 10 % et 90 % de la population totale des personnes

Le diabète est une affection chronique causée par l’incapacité du corps de produire suffisamment d’insuline ou de l’उतिलिसेर comme il se doit. Hormone sécrétée par les cellules bêta du pancréas, l’insuline aide à convertir le glucose en énergie. Sans insuline,
les cellules du corps, et principalement celles des muscles, des graisses et du foie, ne peuvent absorber suffisamment de glucose
en circulation dans le sang. Une glycémie toujours élevée peut causer des dommages à long terme et provoquer la dysfonction et la
défaillance de divers organes comme les reins, les yeux, les nerfs, le coeur et les vaisseaux
sanguins. Les complications qui touchent ces organes peuvent entraîner la mort.
Il y a plusieurs formes de diabète : le type 1,le type 2 et le diabète gestationnel.
Les types 1 et 2 sont les deux formes les plus répandues de cette affection chronique et touchent respectivement environ 10 % et
90 % de la population totale des personnes